Rapport annuel 2025
- 24 jours à 30 °C ou plus : record sur 76 ans, contre 4,5 en normale.
- Et pourtant 1 389 mm de pluie, au-dessus de la normale.
- Décennie 2016-2025 contre 1961-1990 : +1,6 °C, gel −42 %, jours chauds ×6,4, pluie inchangée.
- Saison sans gel de 246 jours, du 17 mars au 18 novembre.
24 jours à 30 °C ou plus : un record sur les 76 années disponibles, cinq fois la normale. Et il a plu davantage que d'habitude.
Arrêté au 31 décembre 2025, non modifié ensuite. Premier d'une série annuelle.
Les chiffres
Jours à 30 °C ou plus
24 jours
record sur 76 ans · normale 4,5
Température moyenne
11,39 °C
5ᵉ plus chaude · normale 10,39
Cumul de pluie
1 389 mm
au-dessus de la normale (1 321)
Déficit estival
+88 mm
14ᵉ plus élevé · normale −2
Jours de gel
41 jours
normale 50 · dont 2 sous −5 °C
Saison sans gel
246 jours
du 17 mars au 18 novembre
| Indicateur | 2025 | Normale 1991-2020 | Écart |
|---|---|---|---|
| Température moyenne | 11,39 °C | 10,39 °C | +1,00 |
| Maximale moyenne | 16,12 °C | — | — |
| Minimale moyenne | 7,42 °C | — | — |
| Cumul de pluie | 1 389 mm | 1 321 mm | +68 |
| Jours de pluie ≥ 1 mm | 150 | 155 | −5 |
| Jours de pluie ≥ 10 mm | 42 | — | — |
| Jours de gel | 41 | 50 | −9 |
| Jours ≥ 30 °C | 24 | 4,5 | +19,5 |
| Jours ≥ 32 °C | 11 | — | — |
| Évapotranspiration annuelle | 921 mm | 823 mm | +98 |
| Déficit estival (avril-septembre) | +88 mm | −2 mm | +90 |
| Somme de températures depuis le 1ᵉʳ février | 4 041 °Cj | 3 718 °Cj | +323 |
Faits marquants
| Journée la plus chaude | 35,1 °C le 12 août |
| Nuit la plus froide | −6,2 °C le 14 janvier |
| Pluie la plus forte en 24 h | 55,7 mm le 22 octobre |
| Plus longue série sans pluie | 15 jours, jusqu'au 19 octobre |
| Dernière gelée de printemps | 17 mars |
| Première gelée d'automne | 18 novembre |
Mois par mois
| Mois | Pluie (mm) | Temp. moyenne (°C) |
|---|---|---|
| Janvier | 202 | 3,9 |
| Février | 48 | 5,4 |
| Mars | 77 | 6,8 |
| Avril | 181 | 10,7 |
| Mai | 67 | 13,3 |
| Juin | 63 | 20,2 |
| Juillet | 61 | 18,9 |
| Août | 118 | 20,0 |
| Septembre | 116 | 13,6 |
| Octobre | 224 | 11,2 |
| Novembre | 167 | 6,6 |
| Décembre | 65 | 5,6 |
La forme de l'année : un hiver arrosé, un printemps coupé en deux (avril très humide, mai sec), puis trois mois à moins de 65 mm en mai, juin et juillet, quand la demande évaporative culminait. Le déficit s'est creusé là. Les 224 mm d'octobre ont rechargé les sols, trop tard pour les cultures.
Les quatre dernières années
| Année | Temp. moyenne | Pluie | Jours de gel | Jours ≥ 30 °C | Déficit estival |
|---|---|---|---|---|---|
| 2022 | 12,15 °C | 1 139 mm | 41 | 22 | +237 mm |
| 2023 | 11,41 °C | 1 706 mm | 40 | 8 | +55 mm |
| 2024 | 11,00 °C | 1 715 mm | 29 | 5 | −293 mm |
| 2025 | 11,39 °C | 1 389 mm | 41 | 24 | +88 mm |
Quatre années, quatre physionomies : 2022 sèche et brûlante, 2023 et 2024 très arrosées, 2025 chaude avec une pluie normale. La variabilité d'une année à l'autre reste énorme, et trois années ne font pas une tendance.
La décennie contre la référence
| Indicateur | 1961-1990 | 2016-2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Température moyenne | 9,5 °C | 11,1 °C | +1,6 °C |
| Jours de gel | 62,6 | 36,4 | −42 % |
| Jours ≥ 30 °C | 1,6 | 10,3 | ×6,4 |
| Cumul de pluie | 1 444 mm | 1 434 mm | −0,7 % |
| Jours de pluie ≥ 1 mm | 167,1 | 156,0 | −6,6 % |
En 60 ans, la pluie n'a pratiquement pas bougé : 10 mm sur 1 400. Tout le reste s'est déplacé — 1,6 °C de plus, quatre gelées sur dix disparues, jours de forte chaleur multipliés par six.
Le nombre de jours de pluie recule de près de 7 %. Même eau, moins de jours pour la recevoir : des pluies plus concentrées, qui ruissellent au lieu de s'infiltrer. D'où 2025, année plus arrosée que la normale avec un déficit estival de 90 mm au-dessus de l'ordinaire.
Conséquences
La contrainte n'est pas la pluie, c'est l'évaporation. Toute réflexion sur la ressource en eau qui partirait du cumul annuel se tromperait de problème. Ce qui manque en été ne manque pas parce qu'il tombe moins, mais parce qu'il part plus vite et que les apports sont plus espacés. Cela oriente vers le stockage et vers la protection du sol — ombrage, couverture, matière organique — plutôt que vers la seule recherche de débit.
Vingt-quatre jours à trente degrés change la liste des espèces. Ce qui était une anomalie dans les années 1960 est devenu la dizaine annuelle. Pour les plantations pérennes, arbres et fruitiers, c'est le chiffre qui doit servir — pas la moyenne, qui ne dit rien des seuils physiologiques.
Il gèle moins, mais cela n'aide pas autant qu'on le croit. La saison sans gel a duré 246 jours en 2025. Le risque s'est déplacé, pas supprimé : le débourrement avance plus vite que la dernière gelée ne recule, si bien que l'exposition des floraisons au gel de printemps augmente. Une gelée le 17 mars sur des arbres déjà réveillés fait plus de dégâts qu'une gelée d'avril sur des arbres endormis.
Une prudence. Un an ne prouve rien. C'est la comparaison de vingt rapports qui aura un sens, pas la lecture de celui-ci.
Méthode et limites
Les valeurs proviennent de la réanalyse Open-Meteo (ERA5) au point 45,3514 N / 1,9319 E — le chemin du Mons — sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, comparées à la normale 1991-2020 et à la référence 1961-1990 calculées sur le même point. Les rangs portent sur les 76 années complètes de 1950 à 2025.
Le lieu est à 588 mètres sur un replat exposé au sud ; le point de grille du modèle est à 589 mètres, ce qui rend la série représentative. La maille d'environ neuf kilomètres lisse néanmoins les extrêmes et représente mal les orages d'été : les cumuls ponctuels réels ont pu être supérieurs. Aucune mesure sur place n'est encore disponible pour le vérifier — ce sera l'objet des rapports suivants.
Données : bilan-2025.json · série annuelle 1950-2025 · documentation. Licence Ouverte 2.0.
Rapport établi le 14 septembre 2026 · Collectif expérimental du Domaine du Mons.