Domaine du Mons

Vitrac-sur-Montane, Corrèze

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Rapport annuel 2025

24 jours à 30 °C ou plus : un record sur les 76 années disponibles, cinq fois la normale. Et il a plu davantage que d'habitude.

Document figé

Arrêté au 31 décembre 2025, non modifié ensuite. Premier d'une série annuelle.

Les chiffres

Jours à 30 °C ou plus

24 jours

record sur 76 ans · normale 4,5

Température moyenne

11,39 °C

5ᵉ plus chaude · normale 10,39

Cumul de pluie

1 389 mm

au-dessus de la normale (1 321)

Déficit estival

+88 mm

14ᵉ plus élevé · normale −2

Jours de gel

41 jours

normale 50 · dont 2 sous −5 °C

Saison sans gel

246 jours

du 17 mars au 18 novembre

Indicateur2025Normale 1991-2020Écart
Température moyenne11,39 °C10,39 °C+1,00
Maximale moyenne16,12 °C
Minimale moyenne7,42 °C
Cumul de pluie1 389 mm1 321 mm+68
Jours de pluie ≥ 1 mm150155−5
Jours de pluie ≥ 10 mm42
Jours de gel4150−9
Jours ≥ 30 °C244,5+19,5
Jours ≥ 32 °C11
Évapotranspiration annuelle921 mm823 mm+98
Déficit estival (avril-septembre)+88 mm−2 mm+90
Somme de températures depuis le 1ᵉʳ février4 041 °Cj3 718 °Cj+323

Faits marquants

Journée la plus chaude35,1 °C le 12 août
Nuit la plus froide−6,2 °C le 14 janvier
Pluie la plus forte en 24 h55,7 mm le 22 octobre
Plus longue série sans pluie15 jours, jusqu'au 19 octobre
Dernière gelée de printemps17 mars
Première gelée d'automne18 novembre

Mois par mois

MoisPluie (mm)Temp. moyenne (°C)
Janvier2023,9
Février485,4
Mars776,8
Avril18110,7
Mai6713,3
Juin6320,2
Juillet6118,9
Août11820,0
Septembre11613,6
Octobre22411,2
Novembre1676,6
Décembre655,6

La forme de l'année : un hiver arrosé, un printemps coupé en deux (avril très humide, mai sec), puis trois mois à moins de 65 mm en mai, juin et juillet, quand la demande évaporative culminait. Le déficit s'est creusé là. Les 224 mm d'octobre ont rechargé les sols, trop tard pour les cultures.

Les quatre dernières années

AnnéeTemp. moyennePluieJours de gelJours ≥ 30 °CDéficit estival
202212,15 °C1 139 mm4122+237 mm
202311,41 °C1 706 mm408+55 mm
202411,00 °C1 715 mm295−293 mm
202511,39 °C1 389 mm4124+88 mm

Quatre années, quatre physionomies : 2022 sèche et brûlante, 2023 et 2024 très arrosées, 2025 chaude avec une pluie normale. La variabilité d'une année à l'autre reste énorme, et trois années ne font pas une tendance.

La décennie contre la référence

Indicateur1961-19902016-2025Évolution
Température moyenne9,5 °C11,1 °C+1,6 °C
Jours de gel62,636,4−42 %
Jours ≥ 30 °C1,610,3×6,4
Cumul de pluie1 444 mm1 434 mm−0,7 %
Jours de pluie ≥ 1 mm167,1156,0−6,6 %

En 60 ans, la pluie n'a pratiquement pas bougé : 10 mm sur 1 400. Tout le reste s'est déplacé — 1,6 °C de plus, quatre gelées sur dix disparues, jours de forte chaleur multipliés par six.

Le nombre de jours de pluie recule de près de 7 %. Même eau, moins de jours pour la recevoir : des pluies plus concentrées, qui ruissellent au lieu de s'infiltrer. D'où 2025, année plus arrosée que la normale avec un déficit estival de 90 mm au-dessus de l'ordinaire.

Conséquences

La contrainte n'est pas la pluie, c'est l'évaporation. Toute réflexion sur la ressource en eau qui partirait du cumul annuel se tromperait de problème. Ce qui manque en été ne manque pas parce qu'il tombe moins, mais parce qu'il part plus vite et que les apports sont plus espacés. Cela oriente vers le stockage et vers la protection du sol — ombrage, couverture, matière organique — plutôt que vers la seule recherche de débit.

Vingt-quatre jours à trente degrés change la liste des espèces. Ce qui était une anomalie dans les années 1960 est devenu la dizaine annuelle. Pour les plantations pérennes, arbres et fruitiers, c'est le chiffre qui doit servir — pas la moyenne, qui ne dit rien des seuils physiologiques.

Il gèle moins, mais cela n'aide pas autant qu'on le croit. La saison sans gel a duré 246 jours en 2025. Le risque s'est déplacé, pas supprimé : le débourrement avance plus vite que la dernière gelée ne recule, si bien que l'exposition des floraisons au gel de printemps augmente. Une gelée le 17 mars sur des arbres déjà réveillés fait plus de dégâts qu'une gelée d'avril sur des arbres endormis.

Une prudence. Un an ne prouve rien. C'est la comparaison de vingt rapports qui aura un sens, pas la lecture de celui-ci.

Méthode et limites

Les valeurs proviennent de la réanalyse Open-Meteo (ERA5) au point 45,3514 N / 1,9319 E — le chemin du Mons — sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, comparées à la normale 1991-2020 et à la référence 1961-1990 calculées sur le même point. Les rangs portent sur les 76 années complètes de 1950 à 2025.

Le lieu est à 588 mètres sur un replat exposé au sud ; le point de grille du modèle est à 589 mètres, ce qui rend la série représentative. La maille d'environ neuf kilomètres lisse néanmoins les extrêmes et représente mal les orages d'été : les cumuls ponctuels réels ont pu être supérieurs. Aucune mesure sur place n'est encore disponible pour le vérifier — ce sera l'objet des rapports suivants.

Données : bilan-2025.json · série annuelle 1950-2025 · documentation. Licence Ouverte 2.0.

Rapport établi le 14 septembre 2026 · Collectif expérimental du Domaine du Mons.